It's a wicked thing this world.
Dans la Macédoine du XIXe siècle, une jeune fille est enlevée puis transformée en sorcière par un esprit ancien. Curieuse de la vie en tant qu'humain, la sorcière tue accidentellement un paysan du village voisin et prend alors la forme de sa victime pour vivre dans sa peau. Sa curiosité allumée, elle continue à manier cet horrible pouvoir pour comprendre ce que cela signifie d'être humain.
Commentaires (2)
Effectivement, une esthétique contemplative et un rythme cohérent, ce n'est pas pour tout le monde. Ce film traite de la marge, de la fragilité et des espoirs qui sont autant de porosités par lesquelles la violence des sociétés s'infiltrent et s'exerce. C'est une ode au droit d'exister dans des identités multiples, d'expérimenter radicalement l'altérité. Oui, ce n'est pas pour tout le monde. L'horreur ici n'est pas graphique. Elle se love dans le mutisme de la protagoniste principale, dans les déterminismes qui agissent brutalement, dans les mesquineries humaines et la répétion sans fin du cycle de la violence. J'ai aimé ce film audacieux dans la mise en scène et la structure de sa narration
Rhalala, sous prétexte qu’une sorcière s’ouvre le torse à un moment et qu’il y a deux bouts de sang, ça se classe en horreur. Mais qu’est-ce que c’est contemplativo-lent, cette histoire ! Et prétexte à faire découvrir la vie à une sorcière, sorte de chemin initiatique pour nous montrer le monde. Long, lent, j’ai très vite décroché et me suis bien ennuyé.