Welcome home to the end of the world
Un professeur d'histoire homosexuel revient dans sa famille dans l'Oregon pour accomplir les dernières volontés de sa mère. Il en profite pour se réconcilier avec son ami d'enfance.
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Commentaires (2)
Titre trompeur et racoleur. Ce n'est pas une adaptation de l'Appel de Cthulhu, et Cthulhu n'est ici qu'une évocation. Il s'agit d'une réadaptation contemporaine de la nouvelle "Le cauchemar d'Innsmouth" si mes souvenirs sont bons. Quelques éléments et traits de scénario ont été changés. Certains pour coller à l'époque, et d'autres pour des raisons de budget sans doute. Ce n'est pas le plus mauvais film qu'on ait fait de l’œuvre de Lovecraft, mais il est tout de même loin de s'insérer parmi les meilleurs. Quelques bonnes idées et quelques jolis plans sont à retenir (en particulier les scènes oniriques sous les profondeurs), mais c'est à peu près tout. La fin relève bien du fatalisme véhiculé par les histoires de Lovecraft - ma crainte était que le scénariste/le réalisateur ne tienne pas compte de ce mouvement de pensée chez Lovecraft : l'espoir n'existe que chez les rêveurs. Le film a cependant un énorme problème de rythme dans sa construction. Et je ne parle pas seulement de sa lenteur; étant habitué au cinéma japonais et coréen, la lenteur savamment utilisée ne me gène en rien. C'est juste que l'histoire est présentée dans une version linéaire, que les rêves/flashbacks/enregistrements et documents anciens sont sensés "casser", sans jamais y parvenir faute de maitrise du réalisateur et/ou du monteur. Bref, mieux vaut se faire le petit "Dagon" de Stuart Gordon, qui bénéficie certes d'un budget ridicule et d'un tournage aux conditions limitées, mais se montre respectueux à la fois de Lovecraft et de ses lecteurs. Car Stuart Gordon, outre ses excentricités, aime Lovecraft, le respecte, et c'est exactement ce qu'il cherche à retranscrire dans Dagon : la gratitude et le respect profond d'un auteur, aussi faibles sont les moyens dont il dispose pour le faire.